Témoignage

École de la 2e chance et tremplin pour la vie

Ils sont sortis sur l’étang de Bages pour découvrir la faune et la flore, ont visité des caves pour comprendre l’élaboration des vins, parcouru les rues de Narbonne, le nez levé sur les traces du patrimoine local. Les 60 stagiaires - aujourd’hui - de l’école régionale de la 2e chance (ER2C) ont, comme c’est clairement prévu dans leur programme, bénéficié de cours d’éveil à la culture et au patrimoine.

Car pas question de formation strictement professionnelle dans cette école atypique, mais bel et bien de remise à niveau dans les domaines les plus généraux. De telle façon que les jeunes de 18 à 25 ans, sans qualification ni diplôme, qui fréquentent les lieux puissent rejoindre une formation qualifiante, un apprentissage ou le monde de l’emploi, dans les meilleures conditions.

C’est ainsi que le français, les maths, l’anglais - à un niveau de base - constituent la plus grosse partie de l’enseignement qui leur est prodigué. Cela par des formateurs qui, d’un niveau d’étude correspondant à celui des enseignants de l’Éducation nationale, ont suivi un parcours professionnel dans l’entreprise.

Le “plus” vient d’un travail sur l’informatique et les nouvelles technologies de l’information. Une vaste salle de 60 m2 est prévue à cet effet. Aux côtés des cinq salles de cours qui occupent, avec un réfectoire permettant aux stagiaires de réchauffer un petit repas, l’ensemble du rez-de-chaussée de l’immeuble du bas de la Coupe.

Depuis le 14 février dernier, où l’école, portée par le centre régional de formation professionnelle dont le siège est à Nîmes, a ouvert ses portes avec 18 stagiaires à peine, l’établissement a pris son envol. Même s’il est bien difficile de tirer un premier bilan à moins d’un an d’activité, Gilles Ben Fodda, le directeur du centre régional et Fabiola Verdegay, la directrice pédagogique de l’école narbonnaise, estiment qu’un tiers des jeunes a rejoint un circuit vers un diplôme de type CAP, BEP ou bac pro en septembre. Un chiffre qui vaut tous les contrôles imaginables.

 



A la Coupe, l’établissement a ouvert en février dernier. 60 stagiaires y sont inscrits. (AUDREY MARTY)